Tout au long du 19e siècle, de petits paysans pauvres ont quitté le plateau de Millevaches pour aller construire des quartiers entiers de Paris ou de Lyon. On les a appelés les maçons de la Creuse. À la même époque, d’autres ont vendu leurs bras comme bûcherons ou scieurs dans les forêts des Landes ou de Charente.

Quand ils sont revenus sur la terre de leurs ancêtres, ils n’ont pas seulement rapporté le fruit d’un labeur durement amassé mais aussi des idées nouvelles acquises au contact des autres ouvriers qu’ils avaient côtoyé sur les chantiers : solidarité, entraide, lutte des classes, égalité, partage. Ils ont donné naissance à ce qu’on nomme aujourd’hui le « Communisme rural » et qui demeure particulièrement ancré dans ce bout de Limousin.

À travers différents personnages qui témoignent en occitan et en français de cette tradition tenace, on mesure combien les événements historiques qui se sont succédé depuis : première guerre mondiale, mouvements de résistance pendant la seconde, exode rural, guerre d’Algérie, etc… ont pris sur ce territoire une coloration singulière.

Aujourd’hui une jeune génération a pris la relève du mouvement. Autour du village de Tarnac et de son épicerie, elle cherche à donner une forme nouvelle à cette même généreuse Utopie.

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